Magnum, Jéroboam, Nabuchodonosor… Quelques explications sur le format des bouteilles

Magnum, jéroboam, mathusalem… A quoi correspondent ces mots qui nous paraissent souvent familiers mais que nous avons tendance à mélanger ?

Les notions concernant le vin sont très souvent spécifiques et nous avons tendance à les confondre ou à les utiliser sans trop en comprendre le sens. Plus particulièrement, les bouteilles de vin ont elles même des noms spécifiques correspondant à la région d’origine du vin comme par exemple la bordelaise ou la champenoise. Les bouteilles portent également un nom suivant la quantité de vin qu’elles peuvent contenir. Par exemple, un magnum contient 1,5 litre de vin soit deux fois la contenance d’une bouteille de vin habituelle (75 cl).

En réalité, suivant les régions, les noms peuvent aussi correspondre à une contenance différente. C’est le cas où en Champagne et en Bourgogne le Jéroboam correspond à une bouteille de 3 litres tandis que dans le Bordelais il correspond à une bouteille d’un peu plus de 5 litres soit l’équivalent de 7 bouteilles.

La taille du flaconnage aurait des conséquences sur le vieillissement du vin, les formats plus grands permettraient une meilleure conservation du vin. Si il est plus aisé de trouver des magnums dans le commerce, il est de plus en plus rare de trouver des bouteilles de plus de 4,5 litres (Réhoboam). En effet, ne pouvant être faits industriellement, ces grands flacons sont réalisés artisanalement et ont donc par conséquence un prix plus élevé.

Si on regarde le nom donné aux différentes contenances de bouteilles on remarque que la plupart font référence à des personnages bibliques comme Jéroboam qui fut 1er roi d’Israël pendant le 1er millénaire avant Jésus Christ. Bien que l’origine et la raison de ces noms emblématiques pour des bouteilles de vin demeurent encore inconnue, le nom “Jéroboam” aurait été utilisé pour la première fois par Pierre Mitchell, industriel Bordelais et fondateur de la la première verrerie bordelaise en 1723 qui deviendra la verrerie royale de Bordeaux. Ce dernier serait également le créateur de la fameuse bouteille bordelaise.
Pour ne plus vous mélanger les pinceaux, à vous de trouver votre propre moyen mnémotechnique pour vous rappeler des noms et contenances de bouteilles que vous pouvez bien évidemment nous partager. En attendant voici deux infographies qui pourront sûrement vous aider !

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le bouchon de la bouteille

Partie intégrante de la bouteille de vin, le bouchon permet son obturation et évite donc la fuite et l’oxydation du vin (voir notre article sur l’oxydation du vin). Il existe plusieurs types de bouchons utilisés et tous présentent leurs caractéristiques, leurs avantages et leurs inconvénients.

Commençons par le bouchon de liège. Son utilisation est ancienne puisque les Grecs utilisaient déjà ce matériau associé à d’autres pour boucher leurs amphores. Il existe plusieurs tailles de bouchons de liège, mais en règle générale, le diamètre du bouchon doit être de 6mm supérieur au diamètre du goulot de la bouteille. La longueur du bouchon quant à elle est proportionnelle à la garde espérée pour le vin. Le bouchon doit être souple afin de pouvoir être inséré dans la bouteille, ‘grossir’ à l’intérieur afin d’obstruer complètement le goulot de manière étanche et pouvoir être sorti sans trop de difficultés lors du débouchage. Pour le liège, cette souplesse s’acquiert en moyenne en une dizaine d’années.

Une des particularités du bouchon de liège est que ce matériau permet une “micro-respiration” du vin. L’air arrivant à passer le vin s’oxyde au fur et à mesure des années même si la bouteille n’a toujours pas été ouverte. (voir notre article sur l’oxydation du vin).

Cependant l’utilisation du bouchon de liège est également associé une molécule : la TCA. Présente dans le bouchon en raison d’un champignon existant dans le liège, cette molécule est la cause directe du goût bouchonné qui se retrouve dans certaines bouteilles et que cherche à éviter tous les domaines. Bien qu’aujourd’hui le fait d’avoir un vin au goût de bouchon est plus rare, le traitement du liège qu’il soit fait directement sur le bouchon ou sur l’arbre, entraîne encore un faible risque. L’utilisation du bouchon de liège présente un autre inconvénient : sur un vin de garde, le bouchon vieillira également et se trouvera fragilisé et pourra se casser lors du débouchage de la bouteille de vin.

Suite à ces différents risques des solutions alternatives sont apparues, bien que le bouchon de liège soit encore majoritairement utilisé. Une des alternatives n’est autre que l’utilisation du bouchon synthétique qui évite d’avoir le goût de bouchon et permet de boucher hermétiquement la bouteille. Tout comme le liège il respecte le principe de l’oxydation partielle. Fabriqué en polyéthylène, le bouchon synthétique est moins cher que le bouchon en liège et ne risque pas de se casser lors de l’ouverture de la bouteille. En revanche, il n’est pas du tout adapté à la conservation du vin, et donc ne pourra s’utiliser sur des vins de garde.

La capsule à vis quant à elle, encore très peu utilisée en France, se retrouve dans les vins du nouveau monde comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Plus besoin de tire-bouchon, la capsule à vis permet une obturation complète du goulot et permet une qualité égale sur toutes les bouteilles. Toutefois, elle a la réputation d’être utilisé sur des vins de mauvaise qualité et ôte toute la symbolique du débouchage de la bouteille qui inclût par exemple de sentir le bouchon (voir notre article sur le débouchage de la bouteille).

Un sérieux concurrent du bouchon à vis est le bouchon en verre. Plus esthétique et complètement hermétique il a été démocratisé par une société basée en République Tchèque qui produit des bouchons appelés Vinolok.
Pour le consommateur, le bouchon peu importe sa matière est synonyme de qualité du vin. Le bouchon en liège, plus ancien représente donc la tradition. Les bouchons synthétiques, à vis ou en verre seront davantage utilisé pour des vins à boire plus jeune, tandis que les bouchons de liège conviendront à des vins de garde. Pour l’instant pour les vins de garde aucun substitut n’a été trouvé au bouchon de liège.

Ouvrir votre bouteille de Champagne

Ouvrir une bouteille de Champagne ou de vin effervescent sans faire de dégâts ne relève pas du hasard comme on pourrait le croire. En effet, il existe bien une technique pour l’ouvrir sans dommage et avec élégance.

CM-ouverture-champagneLa première étape est évidemment la mise à température de la bouteille qui doit être servie fraîche. Idéalement on situe la température de dégustation du Champagne entre 8 et 10°C mais chaque cuvée présente ses spécificités. En règle générale la température des Champagne Brut sera située aux alentours de 8°C et les millésimés aux alentours de 10°C. Pour rafraîchir votre bouteille vous pouvez la placer quelques heures avant de la servir au réfrigérateur ou sinon la placer dans un seau à glace (voir notre article sur la mise à température des bouteilles).

Avant de servir votre Champagne assurez vous que la bouteille n’a pas été secouée. Si besoin est, laissez la reposer dans un seau à Champagne avant de la servir. Avec votre main droite prenez la bouteille par le culot (par le dessous de la bouteille) en la tenant inclinée à environs 45°. Cette prise permettra de laisser l’étiquette du domaine bien visible. En prenant la bouteille par le corps vous risquez de la réchauffer avec votre main et la condensation pourra la faire glisser.

Bouteille en main et toujours penchée, vous pouvez ôter la coiffe (la pellicule métallique qui recouvre le goulot de la bouteille) qui comporte en général une languette pour faciliter son ouverture. Une fois enlevée, vous pouvez commencer à enlever le muselet (la cage métallique qui retient le bouchon). Attention, gardez toujours le pouce de votre main gauche sur le bouchon quand vous enlevez le muselet. La pression à l’intérieur d’une bouteille de Champagne est d’environs 6 bars, et pourrait faire sauter le bouchon.

En tenant bien fermement le bouchon avec votre main gauche, le pouce toujours sur le dessus, faites doucement tourner la bouteille que vous tenez par le culot avec votre main droite. Vous sentirez que la pression monte et que le bouchon commence à sortir jusqu’à entendre un soupir une fois complètement en dehors de la bouteille.

Gardez la bouteille dans cette position inclinée pour servir les coupes, vous pouvez également placer votre pouce dans la piqûre de la bouteille (dans le renfoncement). , c’est-à-dire sans poser cette dernière sur le bord du verre. Le Champagne glisse le long de la paroi du verre et garde donc toute son effervescence.

Découvrez notre sélection de Champagne et de vins effervescents en cliquant ici.

L’élevage en fût de chêne

Il n’est pas rare de trouver sur l’étiquette de sa bouteille de vin la mention “élevé en fût de chêne”. Tout d’abord, il est nécessaire d’expliquer en quoi consiste l’élevage.  Il s’agit de l’ensemble des opérations qui interviennent entre la fermentation alcoolique et la mise en bouteille. Elle peut se faire dans des cuves ou dans des fût de chêne et sa durée est variable selon les cuvées et les domaines.

Pourquoi élever en fût de chêne ? Le bois de chêne est riche en résines odorantes et ses tanins s’ajoutent à ceux du vin et lui confèrent donc des arômes boisés et vanillés. L’usage de barriques en bois de chêne s’est largement démocratisé depuis quelques décennies et le consommateur de vin s’est lui même habitué aux arômes boisés.

CM-RousseletLe vin doit cependant être assez robuste pour ‘résister’ au bois, ce dernier ne doit pas écraser les arômes déjà présents dans le vin. Dans certains cas, lorsque l’élevage n’est pas fait en fût de chêne, il arrive que soient utilisés des copeaux de bois, afin de donner au vin ces arômes.

Pourquoi l’arôme de vanille se retrouve dans des vins qui ont été élevés en fûts de chêne ? Le principe odorant de la vanille est la vanilline, qui se détache du bois de chêne. Il est également probable de retrouver cet arôme dans des vins qui ont été élevés en cuve, ce qui pourra dérouter le dégustateur.

Un exemple concret est le millésime 2008 du Château de Rousselet qui est élevé en fût de chêne pendant 12 mois. Dans cette cuvée, on retrouve ces arômes boisés et vanillés mais également des notes de café torréfié. Il est composé de Cabernet-Sauvignon, de Merlot et de Malbec, cépages typiques de l’appellation dont il est issu : l’AOC Côtes-de-Bourg, située sur la rive droite de la Gironde et de la Dordogne à 35km de Bordeaux. Il accompagnera parfaitement la charcuterie, les viandes rouges et tous les fromages.
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Les arômes du Chardonnay

On le retrouve dans le monde entier en raison de sa capacité à s’adapter à divers climats et divers terroirs, mais le Chardonnay trouve ses origines en France. On le retrouve très souvent dans les Champagne (par exemple les Champagne Blanc de Blancs sont issus à 100% de Chardonnay) et dans les grands crus de Bourgogne.

Dans les pays les plus chauds, le Chardonnay exprime des arômes de pain grillé, de beurre ou encore de brioche tandis qu’en Bourgogne, les arômes que nous ressentirons seront plus acidulés et se rapprocheront plus de fruits exotiques et d’agrumes.CM-Santenay

Situé dans l’appellation Santenay, le Domaine Olivier offre a contrario dans son millésime 2011 un 100% Chardonnay aux arômes d’amandes grillées, de pain toasté et de fumé. L’arôme de pain grillé se retrouvant généralement dans les plus grands Chardonnay de Bourgogne. L’arôme de fumé quant à lui nous rappelle l’odeur qui se dégage d’un feu de bois et qui parfume les aliments que nous faisons griller. Il se retrouve aussi bien dans les vins rouges que dans les vins blancs. L’alliance de ces arômes donne un nez sublime, suivi par une bouche cristalline, équilibrée et harmonieuse avec de longues caudalies.

Bien qu’il n’ait pas de certification, le Domaine Olivier produit ses vins selon les principes de l’agriculture biologique et vinifie de manière à ce que toute la finesse et l’élégance du Chardonnay s’exprime pleinement dans ses vins.

Le millésime 2011 du Domaine Olivier pourra donc accompagner vos plats de poissons blancs, des volailles et certains fromages. A servir entre 10 et 12°C, parfait pour cet été ! Pour en savoir plus : cliquez ici

Aménager sa cave à vin

Conserver ses bouteilles de vins est une problématique à laquelle chaque amateur peut être confronté afin de profiter pleinement de toutes les qualités que présenteront son vin. On parle souvent de cave, mais si vous n’en possédez pas voici quelques conseils pour aménager l’espace dans lequel vous les conserverez.cave-vins

La température doit être constante dans le local où vous décidez d’entreposer vos vins. Idéalement nous recommandons une température située entre 10 et 18°C. Si elle dépasse les 20°C, la chaleur fera vieillir prématurément le vin et pourra l’altérer. Il s’agit également de garder l’espace à une température constante. Si la température augmente sur une longue durée pas de panique, en revanche si soudainement l’espace prend une dizaine de degrés en un temps limité votre vin pourra en être affecté. Veillez donc à ce que les points de chaleurs se trouvent loin de vos bouteilles et que l’espace soit ventilé mais sans courants d’air, surtout lorsque les températures sont plus fraîches.

L’humidité est également importante pour une bonne conservation de vos bouteilles de vins. L’idéal se situe entre 75 et 80 % d’humidité. Une humidité trop élevée pourrait endommager les étiquettes et provoquer des moisissures sur vos bouteilles. C’est également pour cette raison qu’il est important que le local soit propre afin d’éviter ces moisissures mais également les insectes.

Nous recommandons aussi d’éviter la lumière qui abîme les vins et plus particulièrement les vins blancs et les vins effervescents. Une pièce close comme une cave se trouve être l’idéal. Les  si vous décidez d’entreposer vos vins dans une buanderie par exemple, une machine à laver pourrait provoquer des vibrations et secouer vos bouteilles.

Mas de Lavail – Côtes-du-Roussillon Villages

Située dans le Languedoc-Roussillon, et plus particulièrement dans l’ancienne province du Roussillon, l’AOC Côtes-du-Roussillon Villages est reconnue depuis 1977 et produit
MasdeLavailexclusivement des vins rouges. Une des particularités de cette appellation réside dans le fait que ses vins doivent être composés d’au moins trois cépages parmi les suivants : la Syrah, le Mourvèdre, le Carignan, le Grenache Noir, le Cinsault, le Lledoner Pelut et le Macabeu, et ce avec des règles précises concernant les assemblages.

Situé sur 80 hectares sur des sols argilo-calcaires entre les chaînes des Pyrénées et celle des Corbières, le Mas de Lavail a choisi de produire ses vins dans le respect de l’environnement et ce à travers une production à faible rendement sous un climat extrêmement chaud et sec. Les vins du Mas de Lavail se caractérisent par une structure charpentée, et une richesse des arômes, des tanins et de la couleur.
La cuvée Tradition composée comme la règle le veut de Syrah, de Grenache et de Carignan offre une grande structure, un nez très expressif et une bouche onctueuse. On retrouve dans cette cuvée de 2012 des arômes de myrtille et de mûre, l’arôme de mûre étant typique de la Syrah. Parfait pour l’été, servez le vin à 14°C il accompagne